Lamuse.fr, l’art d’être curieux en famille

Le divertissement en famille, c’est tendance. Les sites fleurissent sur Internet depuis quelques années, et proposent mille et une idées de sorties. Nous avons trouvé parmi les partenaires des Jeux Sylvie de Soye un site différent, qui met en avant le partage dans le plaisir de l’enfant : Lamuse.fr.

Lamuse.fr est une aventure menée énergiquement par Isabelle d’Erceville et Muriel Désveaux, mères et respectivement ancienne journaliste et femme de marketing. Ensemble, elles lancent un journal imprimé, qui se mue en 2002 en un site payant, qui ensuite s’ouvre au grand public en 2005. Lamuse est un guide urbain parisien, qui couvre à présent Lyon, pour la famille sans oublier les grands parents ; il met à l’honneur le bon goût et le ludique, et se focalise sur la façon dont l’enfant va recevoir les informations. Son credo, des sélections maison. Sa force, une info en 3 clics, avec des dossiers thématiques et des newsletters hebdomadaires.

Une nouvelle version vient d’être mise en ligne, avec un soin particulier porté à l’accès smartphone. En effet, la demande étant la plus forte pour les 18 mois - 6 ans, le site se devait de savoir parler aux jeunes parents. Une nouvelle tendance web se dessine, et Lamuse semble y adhérer : un éditorial de qualité, et surtout l’abandon de l’hyper-interactivité avec les internautes. Ici pas de forum ni de commentaires, ni de notation des lieux, place à l’information.

Développez la curiosité en famille

Bon plans, sorties, spectacles, musées, idées activités, anniversaires, sans oublier nos amis anglophones qui trouveront aussi parmi les rubriques des idées de sorties dans des lieux où les traductions sont validées. Isabelle et Muriel sont des têtes chercheuses de bonnes idées, elles testent, négocient leurs partenariats elles-mêmes et privilégient l’indépendance de ton et la liberté de jugement. Le site est rigoureux, qualitatif et fait une large place au théâtre contemporain et classique, ainsi qu’à la musique. Grâce à Lamuse, vous êtes en relation directe avec les salles de concert et les théâtres, et bénéficiez de places ou d’abonnements à tarif réduit. Savez-vous que la plupart de ces sorties vous reviennent moins cher qu’une place de cinéma ? 

Le but, c’est partager à toute heure

A Paris pour le mois de juin, nous avons noté : une rétrospective Philippe Decouflé à la Villette, des ateliers famille au Châtelet, des concerts découverte à Pleyel,  une ville tout en bonbons grâce à un atelier enfants tenu par l’école finlandaise d’architecture junior, une initiation à l’art à la galerie Art for Smile avec Artaloca ; ou en banlieue proche, une promenade naturaliste pour les enfants dans le parc du Petit Trianon à Versailles, le site regorge de bonnes idées. Sans négliger les grandes expos, où les parcours, et les guides audio enfants sont testés. Lamuse nous amuse, sait être dans le ton et nous surprendre, encore une belle découverte que nous avons à cœur de partager avec vous.




Crédit photo : Lamuse.fr - Tubanimaux au Théâtre du Châtelet dimanche 3 juin 2012.

Le château de Versailles se met à l’outdoor avec Roulez carrosses

Les monuments font partie des jeux Sylvie de Soye, rendons-leur hommage. Direction Le château de Versailles qui choisit d’ouvrir ses trésors au plus grand nombre. Pour la première fois, il organise en partenariat avec la Ville d’Arras et la Région Nord-Pas de Calais l’exposition Roulez carrosses.

 

 

 

Les Ecuries de Versailles et le Musée des carrosses prêtent leurs trésors.

Berlines, carrosses royaux et impériaux des collections versaillaises ont donc pris la route d’Arras pour y être admirés jusqu’en novembre 2013.  A l’époque de la mobilité, c’est une belle initiative que nous souhaitons saluer sur le Blog Sylvie de Soye. Faisons donc un voyage dans le temps, et regardons de plus près ces joyaux hippomobiles. De Louis XIV à la IIIe République, ces véhicules méconnus nous permettent de parcourir l’Histoire de France. Présentées de façon chronologique sur 1000 m² dans une scénographie innovante alliant restitutions, animations, immersion et multimédia ces œuvres sont traitées comme des stars. La collection de Versailles se distingue par le fait qu’il s’agit de voitures historiques, commandées pour un événement précis et qu’elles sont peu nombreuses. Les époques et les pièces les plus significatives ont été choisies pour Arras, à découvrir dans les différentes salles de l’exposition :

  • La Révolution dans ses jours les plus terribles, avec le vestige du carrosse du sacre de Louis XVI dépecé sur ordre de la Convention (prêt du musée de Delémont) ;
  • La cour impériale à son apogée, évoquée par les berlines du mariage de Napoléon ;
  • La Restauration et ses efforts pour redonner du lustre à une dynastie bien falote à travers le char funèbre de Louis XVIII et le carrosse du sacre de Charles X ;
  • Le Second Empire et son pragmatisme, avec les remplois de ces véhicules redécorés aux emblèmes impériaux ;
  • La jeune République, enfin, et sa vertu austère, représentée par le coupé de la Présidence.

C’est une première en France. Le musée des Beaux-Arts s’aligne sur la thématique et accueille ainsi tableaux, sculptures, traîneaux, chaises à porteurs, harnachements de chevaux, ainsi que plusieurs carrosses exceptionnels.  

L’exposition permet de découvrir Versailles et ses collections tout en mettant en évidence les liens historiques entre Arras et l’ancienne demeure des rois. Elle permettra également de découvrir le fonctionnement et l’évolution des voitures hippomobiles. Une très belle proposition pour réfléchir à l’évolution des transports et au génie des hommes du passé. Des voitures hippomobiles aux voitures modernes, quel lien, si ce n’est toujours et encore les chevaux ! 



Roulez carrosses, jusqu’au 10 novembre 2013, Abbaye Saint-Vaast, Arras.


Crédit Photo : RMN -GP (Château de Versailles). Cette berline a été construite à Paris par le carrossier Getting pour le baptême du duc de Bordeaux, le 1er mai 1821 à Notre-Dame de Paris.

Le jeu au fil de l’histoire

Sur le blog Sylvie de Soye, nous sommes soucieux de vous donner des informations variées et utiles sur les jeux de cartes, la culture, mais aussi sur l’esprit du jeu de manière plus générale, et la pédagogie. Nous avions déjà présenté le travail de la pédagogue canadienne Nicole de Grandmont au travers de l’article « Le jeu c’est avant tout se faire plaisir ». Cette grande dame nous avait d’ailleurs adressé ses félicitations. Ce qui est très motivant pour continuer notre exploration actuelle du jeu en lui-même, de son histoire et de sa fonction éducative, toujours sous l’égide de N. de Grandmont.

 

 

Elle s’est attachée à voir les spécificités du jeu au travers les grandes périodes de l’histoire.

 

 

Le jeu n’a pas toujours été synonyme de plaisir

 

 

Sous l’Antiquité, on laissait jouer les enfants jusqu’à cinq ans, seulement si le jeu les préparait à leur futur métier : calcul, lecture, éducation générale. À Rome on apprend avec des gâteaux en lettres ou en chiffres. On applaudit toujours le travail et l’effort de l’enfant. C’est le règne de la pédagogie ludique.

 

Au Moyen Âge, le jeu est considéré pour tous comme une activité délictueuse au même titre que l’ivresse et la prostitution.

 

Au XVIIe siècle, les filles sont admises à l’école, et chaque école se voit dotée d’une cour de récréation. Les Oratoriens et les Jansénistes inventent la pédagogie souriante. Et au Siècle des Lumières, on invente les comptines pour apprendre la lecture, c’est le règne de la pédagogie de l’effort.

 

Au XIXe siècle, on assiste à l’explosion du jeu éducatif et au règne de la pédagogie du par cœur. Bien plus tard, voilà en 1958 le premier congrès international  « La valeur du jouet éducatif ». Que de chemin parcouru. A travers les siècles, le jeu a évolué pour devenir, grâce au développement de la psychologie et de la pédagogie, le symbole du divertissement. Il n’en est pas moins un outil de travail pour les professionnels, un outil éducatif. Les Jeux Sylvie de Soye ont été créés à des fins ludiques mais aussi pédagogiques. N’oublions pas que ses jeux sont utilisés également à des fins thérapeutiques dans les milieux médicaux, et dans une optique éducative à l’école. Cela va même jusqu’aux classes préparatoires ! Ce sera l’objet d’un futur article. Une chose est sûre, les Jeux Sylvie de Soye font partie de l’histoire.

 

 

Peinture : Les Joueurs de cartes, par Caravage, 1594.

Promenade dans Paris : les quais de Seine


Les quais de Seine sont toujours synonymes de promenade dans le temps. Un fleuve qui s’écoule lentement, les péniches amarrées, les mouettes chantantes, les arbres dansant dans le vent. C’est cette quiétude sans doute qui a inspiré Sylvie de Soye pour son jeu Promenade dans Paris.

 

 

 

Chaque jeu Sylvie de Soye est accompagné d’un Livret explicatif qui raconte plein d’anecdotes et d’histoires amusantes.

Dans le livret sur Paris, vous trouverez les 7 familles parisiennes :

Le long des quais, La voie Triomphale, Les grands Boulevards, Sur la butte Montmartre, Des Halles au Maris, Vers le Quartier Latin et Autour de Montparnasse.

Arrêtons-nous le long des quais pour faire un tour dans l’histoire de ces bouquinistes, si spécifiques à Paris, et qu’aiment tant nos visiteurs étrangers.

 

 

 

Extrait :

«Que de livres, que de livres ! Il passe plus de livres dans les boîtes des quais qu’il ne coule d’eau sous les ponts de Paris… Mais que de livres, c’est de la folie, que de livres sur les quais !» Ces pittoresques boîtes à livres ainsi décrites par un promeneur de jadis, Paris est la seule ville à en posséder ; accrochées aux parapets des quais, ouvertes en plein air, elles appartiennent à des vendeurs de vieilles éditions, d’ouvrages d’occasion ou d’images anciennes : les bouquinistes. Apparus dès le 16e siècle, concurrents des librairies avec «enseigne peinte», ces humbles marchands étalaient sur des tréteaux ou par terre, sur des toiles, des livres en plus ou moins bon état ; d’autres avaient une boîte en osier qu’ils portaient attachée par une courroie autour du cou, et allaient par les rues proposer leur marchandise.

Les autorités faisaient la chasse à ces petits marchands ; on leur reprochait de présenter des «écrits sur la religion, sur le gouvernement de l’Estat et contre la pureté des mœurs» !

Le pouvoir royal va donc essayer, jusqu’à la Révolution, de contrôler ce marché et accorde quelques autorisations ; mais la majorité de ces vendeurs préfère s’en passer, quitte à se faire confisquer la marchandise ou, même, subir une « petite punition corporelle »… Ces récalcitrants vont s’approprier peu à peu le Pont-Neuf et les quais, surtout ceux de la rive gauche.

Les interdictions sont renouvelées périodiquement, ce qui prouve qu’elles n’étaient guère respectées ; mais on cherche toujours à en finir avec cette profession indésirable. Malgré tout, ces étalages plaisent beaucoup aux Parisiens qui viennent là flâner en nombre par beau temps. A la fin du 18e siècle, ce commerce devient enfin toléré ; il ne sera réellement autorisé qu’au siècle suivant, à condition que les boîtes soient suffisamment espacées pour laisser voir, entre elles, couler la Seine ! On compte actuellement 250 bouquinistes sur les quais. »

 

Peinture : c’est l’occasion de vous refaire découvrir Quai des Grands Augustins de 1888 de Jules Trayer (1824-1908), peintre français très inspiré par la Bretagne, qui nous livre une très belle vision des quais. Carte : Copyright Jeux Sylvie de Soye

La mythologie aide à vaincre ses peurs

Les Jeux Sylvie de Soye ont à cœur de proposer des jeux aux particuliers comme aux professionnels permettant de « faire venir le musée à la maison », comme dit Sylvie de Soye. Des jeux de cartes culturels dont on ne se lasse pas, c’est rare. Pourtant tous les chaleureux témoignages que reçoit la créatrice le prouvent. Sylvie de Soye a eu l’idée de faire découvrir les expressions de la mythologie aux petits et aux grands en créant un jeu. D’où l’intérêt dans ce blog de vous parler des raisons d’aimer la mythologie. Première raison développée dans notre dernier post, elle aide l’enfant à se construire. Aujourd’hui, nous aborderons les inquiétudes et les peurs de l’enfant.

Il n’y a pas longtemps, j’ai entendu un médecin généraliste dire que la nouvelle génération de médecins étudiait la mythologie grecque, afin de mieux sonder l’âme humaine, et ainsi mieux cerner les profils des patients. Ceci m’a réconfortée : la mythologie est toujours d’actualité.

Un adulte maîtrisant ses peurs, étant capable de les comprendre a peut-être été un enfant nourri à la mythologie !

Deuxième raison : La mythologie prend en compte les inquiétudes de l’enfant

Le mythe met des images avec des mots sur les craintes archaïques, aide à formuler ses peurs et ses incertitudes, en prendre conscience, ce qui permet d’y répondre. On se trouve de nouveau sur un plan repris par les psys qui pensent qu’il est important pour l’enfant de parler de ses peurs.

On sait que les petits aiment jouer avec la peur et se faire peur. Certains mythes directement accessibles répondent à ces préoccupations.


- la peur de se perdre : parallèle entre Le Petit Poucet et le Minotaure, le Fil d’Ariane.
- la peur des monstres : Mon grand Larousse des monstres et dragons présente les monstres et dragons des contes et des monstres de la mythologie. Par exemple pour le Sphinx, sa fiche caractéristique donne sa description, son origine, son histoire racontée avec six illustrations et un texte.
- l’angoisse de dévoration : le Minotaure qui tue sept hommes et femmes, le Sphinx qui dévore les voyageurs ne répondant pas à l’énigme, le cyclope qui dévore les compagnons d’Ulysse de manière cruelle…

On aborde dans la mythologie deux interdits fondamentaux :

l’anthropophagie (Chronos dévore ses enfants au fur et à mesure qu’il naissent) et l’inceste ; les dieux nous donnent de nombreuses occasions d’aborder ce rapport sexuel entre des parents proches (Gaïa recouvre Ouranos, Zeus se marie avec sa sœur Héra ; Œdipe illustre ce tabou majeur à travers son destin effrayant puisqu’il se crèvera les yeux en découvrant que la femme qu’il a retrouvée est sa mère ; Mira éprise de son père s’unit à lui à son insu..).

 

Se perdre pour mieux trouver son chemin, affronter ses monstres intérieurs, dévorer la vie sans se faire manger, telles seraient les clefs d’un adulte construit. Il serait peut-être temps de relire quelques contes, histoire de se faire peur, une dernière fois.

Peinture : Ingres “Oedipe et le Sphinx”

Les jeux Sylvie de Soye au service du traitement du bégaiement

Dans la vie des Jeux Sylvie de Soye, il y a les particuliers et les professionnels, les musées, les collectivités et les professions libérales. En effet, des médecins ou hôpitaux utilisent ces jeux de cartes culturels, le saviez-vous ? Aujourd’hui nous allons nous intéresser à la profession d’Orthophoniste spécialisé dans le traitement du bégaiement. Portrait et analyses de Sylvie Brignone-Raulin.




Formée aux thérapies manuelles, thérapeute cognitivo-comportementaliste, diplômée de l’université Claude Bernard de Lyon, Sylvie Brignone-Raulin enseigne aussi à Paris 06, et à l’université de Lyon. Elle est thérapeute du bégaiement et de la voix, et exerce à Grenoble. Le choix de ce spécialiste est original : dans ses groupes thérapeutiques, on joue aux cartes. Et quand on joue aux jeux des 7 familles, il y a forcément plein de choses à dire. Alors quoi de plus facile que d’utiliser en groupe thérapeutique les jeux des 7 familles. Dans ces groupes, on développe l’écoute, on s’applique à gérer les temps de parole (réussir à parler avec fluidité, gagner si on écoute bien les autres) et surtout on s’amuse et on apprend sans le savoir pendant deux heures.


Apprendre en se soignant



Les jeux des 7 familles selon Sylvie B. développent le regard, et surtout favorisent le lien social dans ces groupes. Habituellement on trouve des jeux des grands éditeurs chez l’orthophoniste ; ici, place aux jeux culturels de fabrication française. Les patients apprécient la convivialité, les échanges qu’ils permettent, au sens propre comme au sens figuré.

Sylvie Brignone-Raulin aime utiliser Autour de l’impressionnisme, Promenade dans Paris, et L’histoire de France comme base de travail. L’Histoire de France rencontre un énorme succès auprès des patients. Car le Livret recèle plein d’anecdotes sur les grandes périodes historiques mises au point par Sylvie de Soye.

Toujours illustrées soit par un artiste, soit de photos d’œuvres d’art, les cartes, d’un format confortable, offrent aux exercices des ressources appréciables. Les commentaires sont aussi orientés par Sylvie B. sur les visuels. Les langues des enfants et adultes se délient aisément. Elle ne constate aucune lassitude ; les jeux de cartes éveillent la curiosité, forment le regard, ouvrent à l’art. Elle les combine d’ailleurs avec le livre d’art D’art d’Art, reprenant toutes les œuvres de l’émission de Frédéric Taddeï. Les jeux donnent aussi la fierté d’avoir appris.


 


Autre atout, la calligraphie variée utilisée sur les cartes. Liée à une bonne présentation graphique, une bonne qualité de fabrication (les cartes sont épaisses et glissent bien), elle permet aux enfants dyslexiques de bien déchiffrer les lettres, et donc de mieux travailler.

Sylvie Brignone-Raulin jouait aussi en famille avec les Jeux Sylvie de Soye Les Monuments du monde, et s’interroge. Sa fille aînée a fait architecture. Une vocation est-elle née en jouant ? Peut-être que l’alliance des deux Sylvie va faire naître des vocations tout en apprenant, en se soignant, qui sait ?


 


Sylvie Brignone est aussi membre d’Orthophonistes du Monde et a réalisé de belles missions de sensibilisation, de prévention, de consultation, et de rééducation du bégaiement au Mali, en Ouganda, et au Burkina Faso. Artiste dans l’âme, elle joue aussi joue de l’accordéon et chante dans le brass band Micromegas dirigé par François Raulin, son mari.

Elle participera en juillet au 7ème Congrès de l’orthophonie à Tours, en France.

Crédits photos : Jeux Sylvie de Soye, Sylvie Brignone

Les mamans bloggueuses disent oui à la culture

Sur le Blog Sylvie de Soye, la parole a été donnée en ce début d’année à des mamans bloggueuses au sujet de leur relation à la culture, aux jeux, et du partage avec leurs enfants. Chacune dans leur spécialité a su répondre avec intelligence. Voici un premier petit bilan.




Cinq bloggueuses ont répondu à nos questions. Et nous attendons encore d’autres réponses. En effet, nos colonnes sont toujours ouvertes aux témoignages.

 Le panel n’est pas large mais nous pouvons nous aventurer à faire un premier bilan. Quelques tendances ressortent. La culture, c’est important pour elles. Elles sortent, s’instruisent, et partagent en famille. Elles accordent une grande importance aux livres, lisent beaucoup avec les enfants, et concernant l’art, utilisent les jeux de Mémoire majoritairement, et sortent volontiers au musée.

Plusieurs notions reviennent souvent : « être ensemble », « ouvrir l’esprit », « lire ensemble », « savoir écouter une règle », « plaisir gratuit », « comprendre une règle », « jouer gratuitement ».

Il en ressort que ces femmes qui bloguent ont une disposition au partage (sinon elles ne blogueraient pas !), à la culture partagée avec leurs enfants, elles donnent une impulsion, elles lèguent du savoir. Elles aiment jouer pour l’aspect ludique, et préfèrent que ce soit les enfants qui fabriquent leurs propres règles de temps en temps. Elles sortent et emmènent régulièrement leurs têtes blondes visiter des expositions au Musée, et les amènent à des ateliers. A l’heure des jeux vidéo, il est rassurant de voir que ces jeunes mères privilégient plutôt des modes traditionnels d’apprentissage, ou intègrent les écrans dans le quotidien des enfants sans les laisser dominer les autres jeux. Nous voilà rassurés.

Les jeux Sylvie de Soye donnent autant de plaisir aux joueurs dans la manipulation des cartes qu’à travers la lecture des Livrets. Lire, jouer, partager, apprendre en s’amusant. Ces jeux de cartes culturels sont pleinement dans la tendance. Une tendance cela dit, qui dure depuis 20 ans.

Encore un grand merci à Ameli Melo, L’Armoire de Léo et Lisa, E-Zabel, Zen & Organisée et On fait quoi maman ?, qui nous en sommes sûrs auront leur mot à dire sur ce présent article !

Peinture : Quoi de plus beau qu’une mère entourée de ses enfants pour illustrer notre article. Auguste Renoir : Madame Charpentier et ses enfants

Le Tout Petit Conservatoire, apprendre la musique en s’amusant

Sylvie de Soye aime la musique, nous avons déjà parlé du jeu artistique des 7 familles sur les instruments de musique, La musique en couleurs. Alors continuons notre exploration en faisant un arrêt dans une école originale. Les cours de musique pour les grands on connaît, mais saviez-vous que les tout petits ont aussi leur conservatoire?

 

 

Très proche de la philosophie de Sylvie de Soye, qui vous fait jouer et vous cultiver avec ses jeux de cartes en s’amusant, nous vous présentons Le Tout Petit Conservatoire. Apprendre la musique en s’amusant, par l’éveil musical ludique, tel est le credo de Philippe Kaczmarek. Tout bon pédagogue vous dira qu’il s’est formé à la méthode Montessori (Maria Montessori, cette italienne mère de la pédagogie moderne). Ainsi ces activités ludo pédagogiques intègrent les principes éducatifs Montessori créant un nouveau standard d’école de musique à Paris.

 

 

Une école de musique d’un nouveau genre

 

 

Différentes formes d’éveil musical : Méthodes de solfège pour enfants, méthode de piano, cours d’éveil musical, cours de musique pour enfants, coloriages pour les petits et tout petits.

 

 

Les secrets d’une réussite :

  • proposer une méthode de musique ludique complètement différente, une ouverture sur le solfège, la théorie, la langue de la musique
  • être à l’écoute de l’enfant
  • créer et développer des outils pédagogiques ludiques, colorés, actuels sur lesquels l’enfant aime travailler
  • mélanger dessin, écriture, lecture, chant pour répondre aux envies des plus petits
  • mettre en parallèle musique, mathématiques, géométrie, langage et écriture. Compléter l’apprentissage réalisé à l’école.

  

La prochaine étape est de demander au Tout petit conservatoire si il fait jouer ses jeunes élèves aux jeux Sylvie de Soye pour mieux identifier les instruments de musique. Si ce n’est le cas, ce sera sans doute l’occasion d’aller y faire un petit reportage, afin de faire connaître cet établissement de grande qualité aux internautes.

Les Jeux Sylvie de Soye à la Fête du livre jeunesse à Orsay

Venez nombreux retrouver les Jeux Sylvie de Soye sur leur stand le Dimanche 1er avril 2012 à la 6ème édition de la Fête du livre jeunesse - de la petite enfance à l’adolescence…

Jeux des 7 familles, Jeux de mémoire, Sudoku, redécouvrez un autre moyen de jouer avec l’art.

Préau de l’école élémentaire du Centre, Orsay centre (RER B Orsay Ville)
Parc Eastcambridgeshire de 14h00 à 18h00

La mythologie aide à la construction de l’enfant

A travers plusieurs articles sur le blog Sylvie de Soye, nous aborderons les avantages de faire découvrir la mythologie à votre enfant, que ce soit en famille ou à l’école, et ce grâce au jeu Sylvie de Soye.

 

 

Un jeu Sylvie de Soye sur les expressions mythologiques

 

 

Sylvie de Soye a inventé le premier jeu portant sur les expressions de la mythologie : Mythologie -  Mytholo.. jeux. Ce jeu, illustré par Violette, est formé de 40 paires composées chacune d’une illustration et d’un petit texte explicatif qui en raconte l’histoire : une expression d’origine mythologique et sa signification. Ces expressions permettent de raconter des légendes de la Guerre de Troie, de l’Iliade, de l’Odyssée…
Ce jeu à multiples facettes est composé de 10 petites règles très faciles et très connues : du jeu d’associations au quiz, en passant par le jeu du dictionnaire ou « Inventons une histoire » pour les plus jeunes…

 



Qui est sorti de la cuisse de Jupiter ?
Pourquoi le talon d’Achille est-il le point faible de quelqu’un ?
Morphée…homme ou femme ?

On s’amuse à découvrir l’origine et la signification de ces expressions, nées des belles légendes
racontées dans ce jeu. Elles vivent encore dans notre langage de tous les jours et nous dévoilent
ici leurs secrets.

 

 

Première raison :

La mythologie accompagne et aide à la construction de l’enfant

 

 

On retrouve dans les contenus des récits mythologiques des éléments forts qui correspondent aux étapes du développement de l’enfant et à ses besoins psychologiques. Ils parlent d’événements qui correspondent à ces évolutions intérieures, décrivent des situations, présentent des héros. Ils mettent en scène des besoins du petit qui grandit.

Par exemple, la séparation avec la mère, plus ou moins difficile en maternelle peut être mise en parallèle avec les personnages de Pluton et Proserpine : Proserpine, la fille de Déméter, se fait enlever par Pluton qui l’emmène aux Enfers. Triste et malheureuse, la mère va voir Zeus qui décide que Proserpine passera trois mois sur Terre et trois mois aux Enfers.
Le mythe fournit ainsi une explication des saisons : quand Déméter ne voit pas sa fille, elle pleure, il fait froid, lorsque sa fille revient des Enfers, il fait beau et c’est le bonheur.

 

 

 

Autres thèmes fréquents dans la mythologie :
- L’abandon : Héphaïstos (Vulcain), rejeté par sa mère parce qu’il est né laid.
- La jalousie, la rivalité : Athéna jalouse d’Arachnée qui tisse mieux qu’elle, transforme celle-ci en araignée.
- Sentiments d’infériorité, jubilations d’être grand et fort (Achille, personnage assez représentatif de la force), envies de devenir invisible pour échapper au contrôle, solitude, immortalité…
- La quête de la maîtrise de soi : Ulysse revient de son grand voyage vainqueur et grandi par ses épreuves et les étapes de son parcours.
- Freud a su s’emparer du mythe et du complexe d’Oedipe pour expliquer les pulsions fondamentales de l’enfant et le sentiment amoureux pour un parent du sexe opposé.
- Le stade oral avec le désir de dévorer sa mère se retrouve dans les mythes de dévoration (Chronos mange ses enfants)
- D’autres difficultés enfantines sont mises en scène dans les récits mythologiques où les Dieux sont querelleurs et injustes.

Nous verrons par la suite d’autres raisons d’aimer la mythologie. En attendant nous vous invitons à découvrir le jeu, et à redécouvrir les bases d’une certaine humanité, loin de Disney et des « Il était une fois ».

Illustration : Mythologie - Mytholo.. jeux par Sylvie de Soye, illustrations Violette.